Paris
spécial ...
Paris, la
capitale du roller
Le patin, c’est une histoire vieille
de 200 ans. Au XVIIIième siècle, l’engin aurait été
conçu par un Belge et amélioré par un Hollandais.
Au XIXième siècle, il y avait la découverte du roulement
à billes, puis à plastique.
Dans le mode des drive-in aux Etats-Unis,
on le retrouve aux pieds des serveuses. Le patin en ligne naît dans
les années 70 - 80. Vers 1983, on trouve une timide apparition en
France et aujourd’hui c’est un phénomène. En septembre 1993,
l’association Roller Squad Institute (RSI) avait l’idée d’une randonnée
risquée à Paris et la population est fascinée.
Chaque vendredi soir, des centaines,
la plupart entre 20 et 30 ans et parisiens, se donnent rendez-vous Place
d’Italie à 22 heures pour se promener en groupe et à se décontracter
après la semaine. Leur virée dépasse 20 à 25
kilomètres, près de trois heures de glisse sans vraiment
s’en apercevoir et on retourne sur Place d’Italie d’une heure du matin.
Les rassemblements se
passent toujours, même en
cas d’intempéries. Les patineurs, moins de femmes que d’hommes,
se déguisent Halloween que les trois quarts d’eux ont un costume
sans oubliant la protection. Les autres temps, ils portent des pantalons
et des sweat-shirts larges à l’américaine. Tous les horizons
sociaux y sont représentés, car il suffit d’un minimum de
maîtrise technique
pour participer.



Entre eux, on rencontre le
vétéran Edmond, qui a déjà ses 67 ans.
Le rendez-vous est le spectacle de sa semaine. Et il y a aussi Gzu, 44
ans. Il est un allumé masque et change son costume chaque semaine
pour amuser les autres participants. Quelquefois des touristes américains
se joignent parce qu’ils sont fascinés par cet événement.
Quand même, il faut de l’ordre
dans cette randonnée augmentée si l’on veut que chacun en
profite. Pour cette raison il est nécessaire d’avoir un encadrement
policier. Dix motards et des agents de police en patins accompagnent le
groupe. Ils sont responsables d’arrêter la circulation pour quelques
minutes pour les patineurs. D’un côté, les automobilistes
sont
énervés mais de l’autre,
ils sont fascinés.
Si l’ambiance est bonne il est possible
que quelques patineurs oublient les risques. En cas d’un accident, il y
a des secouristes. Généralement ces problèmes sont
rares mais les conséquences peuvent être graves.D’avoir de
plus en plus d'intéressés, quelques-uns critiquent que cette
manifestation devienne un phénomène
de masse. On perd le sentiment de liberté et ils cherchent d’autres
possibilités, par exemple sur les quais de la Seine où on
ne trouve pas de voitures.
Quelques-uns de notre groupe, moi
aussi, ont vu les patineurs vendredi soir. Après avoir quitté
le métro, nous voulions traverser la rue mais tout à coup,
nous avons entendu un bruit de klaxons et des hurlements des sirènes.
Puis des motards sont arrivés et la circulation s’est arrêtée.
D’abord j’ai pensé à une poursuite parce que les motards
étaient partis très très vite mais ensuite il
y avait beaucoup de patineurs. Entre eux, nous avons vu des agents de police.
Les premiers étaient plus vite que le reste. Les gens qui voulaient
glisser en prenant leur temps restaient en arrière des autres.Nous
étions très fascinés et il y avait beaucoup de participants
que nous ne voyions pas tous. Après avoir été témoin
de ce spectacle je pense que nous pouvons comprendre pourquoi tout le monde
aime cela. La prochaine fois à Paris, nous y participerons. C'est
promis!
Texte écrit
par: Neele
Internet:
http://www.pari-roller.com/
A Lire:
Marie-Douce Albert: Ils
circulent en bande, Le Figaro - Fin 97
Etienne Arrivée: La
fièvre roller du vendredi soir, Libération, 23
janvier 1998
Virginia Lanier & Gael Pollès:
Rollermania
sur les chapeaux de roues, PlayBoy - Novembre 1998
Ecoute: Le roller dans Paris,
2/99, Spotlight-Verlag/Planegg, pp.14-26