Paris
spécial ...
Le Paris
multiculturel
Belleville
...
Belleville n’est pas un quartier
typiquement français. Pas du tout. Les habitants de Belleville le
décrivent comme un grand appartement où chacun a sa
chambre. C’est une grande communauté avec 35.000 habitants de plus
de soixante nationalités différentes. Beaucoup de gens aiment
Belleville parce qu’il y a ce côté multiculturel et parce
que l’ambiance est très bonne. A Belleville, « on voit défiler
le monde entier ». Des Africains, des Algeriens, des Tunésiens,
des Polonais, des Arméniens, des Vietnamiens, des Chinois, etc.
On peut croire que chaque pays du monde a ses repésentants
ici. Les boutiques sont aussi multiculturelles. Il y a aussi des gens qui
pensent que Belleville est un quartier très dangereux, mais ce sont
des personnes qui ne vivent pas ici et qui n’ont jamais été
à Belleville. Etre à Belleville, c’est comme être partout,
on peut être partout.
Au début, Belleville
était un petit village près de Paris. Une commune libre,
peuplée de petits propriétaires. Pendant la révolution
industrielle, Belleville a changé de 2.000 habitants à 60.000.
Il y avait beaucoup de criminels . En 1860, Belleville était annexée
à Paris.
Il y avait des émeutes à
Belleville pendant les années de la Commune. Le nombre des morts
était très grand et le socialisme et l’anarchie restent.
Les coopérations d’ouvriers se forment et, après la Première
Guerre mondiale, les ouvriers ont quitté Belleville pour la banlieue.
Les immigrés ont pris leur place et cela a continué jusqu’à
maintenant. Aujourd’hui, le nombre des Français à Belleville
est petit.
Pendant notre promenade, nous avons
vu quelques rues en mauvais état ...
Le boulevard Barbès-Rochouart
...
A la sortie de «notre»
station de métro Barbès-Rochouart, la foule est là
et se presse chez «Tati», dont le rose et blanc se voit de
loin. C’est un magasin très grand et le moins cher de la capitale.
Surtout des Africains et des Maghrébins y achètent
leurs vêtements. Quelques-unes de notre groupe ont même essayé
une robe de mariée… Chez «Tati», c’est comme être
dans un labyrinthe. Beaucoup de rayons avec beaucoup de choses. Je ne peux
pas le décrire, c’est colossal. Et les Africains partout.
...
et la Goutte d’Or
La Goutte
d’Or, un peu plus loin en remontant le boulevard Barbès,
tire son nom du vin que l'on y produisait jusqu'au 19e siècle. C’est
une rue ou plutôt un quartier parisien aux accents métissés
où on peut trouver toutes sortes de choses. On peut découvrir
les cuisines aux saveurs étranges, acheter des tissus africains,
des graines de couscous, des bracelets dorés, bref : tout ce qu’on
veut. On peut visiter des musées très insolites. Les immigrés
d’Afrique noire viennent de banlieue et de province pour acheter les feuilles
de banane fraîches dont ils ont besoin pour cuisiner. C’est
un peu comme à Belleville, la Goutte d’Or est un monde singulier.
Texte écrit
par: Birger
D’après
:
Spécial Paris : Belleville
– La Goutte d’Or, Ecoute 6/1998, pp. 16-33
Nous remercions la rédaction
de la revue Ecoute d’avoir donné la permission de nous servir
de l’article cité.
Internet:
Sur ce site: Olivier Piot, Belleville
chinoise, Le Monde du 8/4/1992 (texte modifié légèrement)
http://www.parisbalades.com
A Lire:
Alfred Pletsch: Paris auf sieben
Wegen: ein geographischer Reiseführer, Hannover: Hahn 2000,
darin: Exkursion 6: Das 20. Arrondissement
- Sozialer und ethnischer Brennpunkt von Paris