Ahmadou
Kourouma
Ahmadou Kourouma est né en
1927 dans le Nord de la Côte d’Ivoire, à Boudiali. Il a été
élevé chez son oncle. De 1950 à 1954, il a été
volontaire dans l’armée française en Indochine. A son retour
en Afrique, on lui proposa d’étudier les maths en France pour devenir
ingénieur électrique. Après, Ahmadou a été
dans une école aéronautique et navale à Nantes, puis,
à Lyon pour se préparer à la carrière d’actuaire.
En 1960, la Côte d’Ivoire obtient son indépendance. Donc il
est retourné dans son pays. Mais quand il a remarqué qu’il
y avait un dictateur au pouvoir, il a de nouveau quitté son pays.
Ahmadou Kourouma est allé en Algérie où il est devenu
écrivain.
Ahmadou Kourouma fait partie des
premiers hommes qui se sont révoltés contre les dictateurs.
Cet écrivain contemporain est considéré comme l’un
des écrivains les plus importants du continent africain. Il est
très engagé et il aime dérouter les lecteurs. Il révèle
l’envers de l’histoire contemporaine. Son premier roman « Les Soleils
des indépendances » (1968) a été publié
en France en 1970. Ce fut un grand succès. Pour ce roman, il a reçu
trois prix. Et pour son nouveau roman « Allah n’est pas obligé
», Ahmadou Kourouma a obtenu le prix Renaudot 2000 (le prix le plus
important en France) et le prix Goncourt des lycéens.
La sorcellerie
En Afrique noire, on croit aux sorcières.
Elles sont une projection du mal, le contraire des désirs et des
représentations des autres. Toutes les sorcières ne respectent
pas les coutumes (par exemple elles dansent nues). On dit que les sorcières
mangent les âmes des morts pour augmenter leur pouvoir. Elles vagabondent
dans la nuit et elles se transforment en animaux. Avec une haine et une
jalousie exacerbées, les sorcières poussent des substances
inconnues dans les corps de leurs victimes.
Les accusations de sorcellerie ne
sont pas le fruit du hasard. Les femmes qui ont le même mari accusent
l’autre d’être une sorcière parce qu’elles veulent le mari
toute seule. Aussi quand on a beaucoup de malchance, on rejette la faute
sur quelqu’un d’autre. On se cherche une sorcière. Presque toujours,
les gens qui sont bannis du village accusent une personne du village de
sorcellerie. Quand quelqu’un est malade ou mort, on cherche aussi une sorcière.
Pour vaincre la maladie, on pardonne
à la sorcière et on souhaite que la maladie disparaisse après.
Quand la maladie ne s’arrête pas, on accuse la sorcière en
lui envoyant l'aile d’un coq mort. On se cherche aussi une nouvelle sorcière.
Quand une sorcière est accusée d’avoir tué quelqu’un,
elle doit payer. Premièrement, elle peut avouer. Si elle n’avoue
pas le crime, elle est bannie du village et la porte de sa maison est barricadée
avec des broussailles d’épines. Après plusieurs crimes, la
sorcière est tuée avec un javelot.
Bien sûr, on peut se protéger
contre les sorcières avec des fétiches et des grigris. Et
on peut aussi prévoir l’avenir à l’aide d’un oracle. Et si
c’est nécessaire, on peut quitter le village ou faire un détour
quand on est en voyage.
La
guerre tribale de l’Afrique de l’Ouest
Au Liberia, une toute petite élite
règne sur le pays. Cette petite élite est dirigée
par le dictateur qui est soutenu par l’influence politique de l’Amérique
et d’autres pays industriels. L’élite profite de l’influence. Le
dictateur et la petite élite appartiennent à la même
ethnie. Les autres ethnies sont exploitées et la petite élite
en profite. La population qui est complètement opprimée n’a
pas de droits et elle ne peut participer à aucune décision.
Ainsi, un courant d’opposition se développe. Il n’est plus possible
de fonder des partis qui représentent les souhaits de la population
large. On lutte contre la situation misérable du pays comme la famine
et la brutalité. On veut des changements. Mais ils sont très
difficiles à obtenir. La guerre en Sierra Leone s’est développée
à
cause de la guerre au Liberia.
Les
enfants-soldats
Au Liberia et en Sierra Leone, il
y a des enfants-soldats. On les appelle aussi small-soldiers et children-soldiers.
Les enfants-soldats n’ont plus de familles. Quelques-uns ont quand même
tué leurs parents. Ils travaillent très dur, par contre ils
sont logés et nourris. Mais il ne reçoivent pas beaucoup
d’argent et la nourriture n’est pas très bonne non plus. Mais il
faut manger. Sinon, on doit quitter l’armée des enfants-soldats.
Ainsi, quelques enfants-soldats chapardent de la nourriture. Dans les casernes,
ils dorment sur des nattes sur le sol. Tous les enfants-soldats sont encore
des puceaux, les filles comme les garçons. Quand on perd sa virginité,
on devient un vrai soldat. Beaucoup d’enfants-soldats perdent leur virginité
parce qu’ils sont violés ou ils violent une des filles de leur groupe.
Ils ont tous des kalachnikovs et ils portent des vêtements (des parachutistes)
trop larges et trop longs pour eux. Pourque les enfants-soldats soient
toujours en forme (ils doivent beaucoup marcher), on leur donne de l’alcool
et des drogues comme le hasch. Donc tous les enfants-soldats sont dépendants.
Ils ne sont pas libres, comme des demi-esclaves. Ils sont dirigés
par des chefs des organisations et ils n’ont pas d’opinion personnelle.
Leurs tâches sont très multiples : ils gardent les postes
de combat dans les camps, ils protègent leurs chefs, ils arrêtent
les camions, ils surveillent les mines et ils espionnent. Mais comme les
enfants-soldats ne savent que tirer ils ont des tâches très
dures. Ils tuent les villageois et ils pillent leurs maisons. Après,
ils vendent tout leur butin pour posséder plus d’argent. Les opérations
meurtrières sont normales pour eux. Quand une personne de leur groupe
est blessée parce qu’il a sauté sur une mine par exemple,
on la laisse seule. On ne s’arrête pas pour la soigner. Ce sont les
insectes ou les chiens qui mangent le blessé qui ne peut plus se
défendre. L’élite des enfants-soldats (les lycaons) a aussi
des tâches inhumaines comme couper les extrémités des
citoyens ou de manger les hommes après leur mort. Mais à
mon avis, les enfants-soldats ne sont pas de tueurs, ils sont eux-mêmes
victimes. Les enfants-soldats utilisent surtout des gros mots et ils sont
très sévères et très directs. Ils sont des
criminels et ils sont cruels. Néanmoins, ils ont encore des sentiments
: quand un de leurs camarades est mort, on commence à pleurer (quand
on connaît l’enfant mort). Beaucoup d’enfants-soldats sont tués.
Toutefois, les autres sont contents d’être des enfants-soldats.
La
situation dans les pays pendant la guerre
La situation en Côte d’Ivoire
n’est pas très bonne. Il y a des « civilisés »
et des « sauvages » donc il y a des contrastes. Les «
civilisés » ont des avantages. Les femmes n’ont pas de droits
(les hommes peuvent acheter les femmes pourqu’elles produisent des enfants
!) et aussi l’école ne vaut rien. Même avec l’accès
à l’université, on n’a pas de garantie de trouver un emploi.
On n’a pas beaucoup d’argent et on paye les guérisseurs avec des
poulets. La date de la naissance n’est pas importante et tous les enfants
sont excisés, même les garçons. Dans les cases, il
n’y a pas beaucoup d’hygiène et il y a des odeurs partout.
Au Liberia règne le dictateur
Doe. La guerre sévit et dans tout le pays règne un grand
désordre. Comme les ressources sont insuffisantes, beaucoup de gens
ont quitté leurs villages pour fuir la famine. La plupart de leurs
maisons sont détruites et parfois, ce sont des villages entiers
qui sont laissés à l’abandon. Pour survivre, il faut commencer
à piller et à voler. Sinon, on doit mendier dans les rues.
Mais bien sûr, les voleurs sont arrêtés. En prison,
les conditions de détention sont épouvantables : on ne reçoit
pas de la nourriture et quelques jours plus tard, ont est fusillé
devant tout le monde. Mais cela n’empêche pas les autres voleurs
de continuer à voler. Il y a beaucoup de voleurs et de menteurs
au Liberia. Les femmes se prostituent pour se défendre, sinon, elles
sont violées et assassinées. On assassine beaucoup de gens,
même les enfants. La guerre a fait beaucoup de victimes. Les ennemis
sont tués par des mines ou ils sont torturés avant d’être
tués. Les mangeurs d’âmes sont aussi battus, enfermés
et torturés. Tout le pays est maudit. Les femmes qui sont déjà
désensorcelées sont enfermées nues en prison. Mais
malgré la guerre, il y a des foyers où on donne à
manger aux enfants de moins de cinq ans, aux femmes et aux vieillards.
En Sierra Leone, la vie pendant
la guerre n’est pas très agréable non plus. Les gens sont
tous exploités. Ils sont privés de nourriture, de médicaments
et de carburant. La circulation est paralysée. Il n’y a ni bateau,
ni avion et les voitures ne circulent plus. Les routes sont coupées.
On touve beaucoup de racistes en Sierra Leone qui n’aiment pas les Malinkés.
Ils veulent qu’ils quittent la Sierra Leone. Beaucoup de gens sont arrêtés.
Il y a même des prisons pour enfants. En Sierra Leone, on décapite
les gens et on mange leur chair et on boit leur sang. C’est le cannibalisme.
En plus, on coupe leurs bras pourqu’ils ne puissent plus voter.
Les
personnages principaux
Birahima (un Malinké)
est un enfant noir de dix ou de douze ans. Il ne le sait pas exactement.
Il parle aussi le malinké mais il «se fout» des coutumes
du village. Il est musulman et ses parents sont morts. Comme il a fait
du mal à sa mère (il l’a accusée d’être une
sorcière), il est maudit. Birahima parle mal le français,
il utilise beaucoup de gros mots et il ignore la grammaire, les conjugaisons
etc. (Mais il possède quatre dictionnaires.) Il a quitté
l’école très tôt du coup, ses perspectives d’avenir
ne sont pas très brillantes. Même des études universitaires
ne garantissent pas de poste. Birahima n’a pas assez de connaissances mais
il comprend bien les civilisés. Il n’empêche qu’il est insolent
et incorrect. Quand il était enfant-soldat, il prenait des drogues
et il a tué des innocents. Maintenant, Birahima est poursuivi par
les esprits des innocents qu’il a tués. A mon avis, Birahima est
un garçon vaillant. Il subit de nombreuses épreuves, malgré
tout, il ne pleure pas. Il vit l’enfer.
Yacouba est un grand
monsieur, un hadji, qui est marié avec plusieurs femmes. Il est
très riche et poursuivi par la police parce qu’il a exporté
des kolatiers. Après la grève qui l’a ruiné, il s’est
fui au Ghana. Là, Yacouba a commencé à vendre des
voitures avec des criminels et il est devenu receleur. Il est venu au village
de Birahima mais on ne doit pas le dire. On doit l’appeler Tiécoura.
Après, il accompagne Birahima pour le Liberia. Au Liberia, Yacouba
a travaillé pour les chefs des organisations. Il fabriquait des
fétiches.
Sekou, un copain de
Yacouba et de Birahima est un autre personnage important. Birahima et Yacouba
le rencontrent plusieurs fois et à chaque rendez-vous, il donne
des informations sur le lieu de la tante. Ils sont dépendants de
Sekou. Il les aide à trouver la tante.
Les Malinkés
Les Malinkés descendent d’un
peuple mandigue et ils habitent en Afrique de l’ouest. Autrefois, ils vivaient
au Mali et vendaient des esclaves aux Arabes et en Europe. Mais quand le
Mali s’est écroulé, ils se sont enfuis dans la forêt
et ont développé leurs commerces et des techniques nouvelles
comme le tissage et la fonte des métaux. Aujourd’hui, il y a 1,6
millions de Malinkés. Les Malinkés sont un peuple d’artisans,
d’éleveurs et de cultivateurs. Ils sont connus pour leur commerce
avec la noix de kola (la graine du kolatier est riche en caféine).
Ils cultivent aussi du mais, du mil, des haricots et du sésame.
Les récoltes dépendent des saisons sèches et des saisons
des pluies. Les Malinkés vivent dans les zones forestières
et dans la savane du centre et du nord-ouest de la Côte d’Ivoire.
Ils parlent le malinké. Les Malinkés mangent surtout de la
bouille de millet, épicée avec du sel. Des légumes
très épicés accompagnent ce plat. Leurs huttes ont
un plan ovale avec un toit asymétrique. Les murs sont en torchis.
L'histoire
Avant le départ pour le
Liberia
Birahima vit avec sa mère
et sa grand-mère dans une case en Côte d’Ivoire. Sa mère
a une grande ulcère à la jambe droite à cause d’un
mauvais sort de l’exciseuse. A l’hôpital, on veut couper la jambe
malade, mais Balla (le guérisseur de la tribu) la prend et s’est
enfui avec elle. A son avis, la médecine moderne ne vaut rien. Il
veut retirer le mauvais sort. Comme il n’arrive pas, on croit que le mère
est une sorcière. Birahima quitte la case. Donc il est un enfant
de la rue. Après la mort de sa mère, Birahima n’a plus de
parents et il doit aller au Liberia chez sa tante pour aller à l’école.
On commence à chercher quelqu’un pour l’accompagner et on décide
que ce sera Yacouba qui vient d’arriver dans le village. Au départ,
la grand-mère commence à pleurer mais Birahima est heureux
: il veut devenir enfant-soldat.
Dans l’armée du NPFL
A leur arrivée au Liberia
chez NPFL, Yacouba, Birahima et les autres voyageurs sont mis à
nus et on prend tous leurs biens. Birahima est quand même heureux
: il veut devenir enfant-soldat. Pendant cette action, quelques enfants-soldats
sont tués. A cause des morts, le colonel Papa le bon, le chef, vient.
Ils donne des pagnes à Yacouba et Birahima et les amène dans
le village. Là, on dit une prière pour les morts qui finit
avec une fête. Pendant les prochains jours, Birahima travaille comme
enfant-soldat et Yacouba travaille comme féticheur. Birahima trouve
un nouveau copain : Tête brûlée. Il l’admire beaucoup
et il veut maintenant aller chez l’ULIMO d’où venait Tête
brûlée. Quelques jours après, une fille est violée
et assassinée. C’est Tête brûlée qui a fait cela.
Il devenu un vrai soldat maintenant. Plus tard, le colonel Papa le bon
est assassiné aussi. On prend la clé de l’arsenal et une
partie du groupe part pour l’ULIMO. L’autre part reste. Tête brûlée
connaît le chemin et tout le monde l’accompagne. Pendant ce voyage,
la famine règne. Pour trouver de la nourriture, on pille des villages
et on tue les habitants. Quelques camarades sont blessés mais on
n’a pas le temps de les soigner. Donc on les laisse seuls et on n’arrête
pas le voyage.
Dans l’armée
de l’ULIMO
Quand ils sont arrivés chez
ULIMO à Sanniquellie qui est dirigé par le dictateur Doe,
ils doivent donner leurs armes et ils sont arrêtés. Mais comme
Yacouba se plaint, on donne du travail à lui et à Birahima.
Le commandant de l’armée des enfants, Rita Baclay (la sœur jumelle
du dictateur), aime Birahima et ils ont une aventure. Rita est heureuse,
mais cette relation ne lui plaît pas du tout. Pour lui, c’est une
liaison forcée. Une nuit, des bandits pillent le camp, prennent
deux officiers et fuient vers Niangbo. Après deux jours de voyage,
les enfants-soldats arrivent aussi à Niangbo. Ils attaquent Niangbo,
mais les habitants du village se défendent vaillament. On compte
plusieurs morts. Toutes ces attaques ne servent à rien jusqu’à
ce que Tête brûlée s’empare du pouvoir. Et il y parvient.
Les bandits s’enfuient dans la forêt et Tête brûlée
et son armée libèrent les habitants. Tout à coup,
Birahima et Yacouba reconnaissent un copain : Sekou. Il leur dit que la
tante Mahan avait vécu dans ce village. Mais dans sa case, on trouve
seulement son mari mort. Il a été assassiné par des
Krahns qui ne veulent pas de Malinkés au Liberia. La tante, elle
a fui, il y a quelques jours. On n’a plus aucune chance de la retrouver.
Birahima et Yacouba vont vers le sud pour chercher la tante. Ils n’ont
que leurs kalachs. Les autres vont vers le nord pour retrouver des fractions
de l’ULIMO. Pendant les attaques à Niangbo, le NPFL a attaqué
Sanniquellie et il a maintenant conquis la ville.
Dans l’armée
de Johnson
Après s’être séparés
de Sekou, Birahima et Yacouba arrivent dans un camp de Prince Johnson,
le troisième bandit du pays, à Monrovia. Birahima et Yacouba
sont tout de suite enfermés. Après une semaine, on regarde
à l’aide des grigris s‘ils sont des sorciers. Mais comme ils ne
sont pas de sorciers, on leur donne du travail. A midi, un officier de
l’ECOMOG se présente et il dit que Doe veut s’entretenir avec Johnson.
Johnson va avec son armée d’enfants chez Doe et le tue très
brutalement. Après sa mort, on le jette aux chiens. Beaucoup d’autres
(des enfants-soldats et les gardes) sont tués aussi. Comme les enfants-soldats
et les travailleurs de Johnson qui vivent dans la misère se plaignent
des circonstances épouvantables, Johnson attaque une ville aurifère
tenu de l’ULIMO. Mais il n’a pas beaucoup de chance. Après l’échec,
il retourne à Monrovia avec son armée d’enfants, où
tout est détruit et pillé. Seule l’institution catholique
de Marie-Béatrice qui s’occupe des handicapés et des blessés
n’est pas détruite. Johnson veut s’emparer de cette institution
mais Marie-Béatrice ne le veut pas. Johnson commence avec son armée
d’enfants à attaquer Marie-Béatrice. Mais comme elle est
informée, elle est prête et les attaques de Johnson et son
armée d’enfants échouent. Après le bombardement dévastateur,
Johnson possède l’institution. Il offre un nouveau poste de travail
à Marie-Béatrice dans l’armée mais elle refuse parce
qu’elle est sainte. Donc la prise de l’institution n’a pas résolu
le problème des ressources : maintenant il doit nourrir la sainte
et ses enfant aussi.
Johnson doit chercher une nouvelle
solution. Comme il sait que le pays est partagé en deux parties
(une partie pour Doe et l’autre partie pour Taylor) et que la compagnie
américaine les paye, Johnson veut que le pays soit partagé
en trois parties. Ainsi, il kidnappe deux blancs. Le soir, d’autres blancs
viennent pour discuter et après sa visite chez le président,
Johnson reçoit la protection de la plantation. Il est heureux. Mais
six jours après, tout le Liberia sait que Johnson a un accord secret
avec le président de la plantation. Maintenant les autres veulent
aussi des parties du pays et commencent à jeter des bombes. Birahima
et Yacouba rencontrent à nouveau Sekou et il leur dit que la tante
Mahan est partie en Sierra Leone. Birahima et Yacouba y vont également
pour chercher la tante.
Sierra Leone
Deux semaines après le 15/04/95,
Birahima et Yacouba arrivent dans la zone occupée par Foday Sankoh
en Sierra Leone. Ils sont tout de suite pris par le RUF à Mile-Thirty-Eight.
Tieffi, le président en ce temps, veut couper leurs mains pourqu’ils
ne puissent plus voter. Mais quand il voit que ce sont des Malinkés,
il ne le fait pas. Il leur donne du travail par contre. Dans la nuit, les
Kamajors ont attaqué le camp et à midi, ils coupent les routes
et occupent les installations. Tous les chefs du camp ont fui. On est tout
seul contre les Kamajors. Après la prise du reste, Birahima et Yacouba
sont arrêtés. Pendant les jours après, il y a plusieurs
attaques avec beaucoup de morts. La situation n’est pas très agréable
et donc Tieffi convoque une assemblée. Il invite la sœur Hadja Gabrielle
Aminata qui s’occupe des filles et ses collaborateurs pour discuter le
problème des attaques. Une nuit, une fille est violée. A
l’aide d’un simple truc, Aminata trouve l’accusé et elle le fait
avouer. Les autres se révoltent et attaquent son camp. Après
trois jours de défense, elle meurt. Le temps en prison des Kamajors
est très mauvais. On n’a rien à manger. Birahima et Yacouba
commencent à hurler et ainsi, ils sont libérés. Après
le putsch (25/05/97), Yacouba et Birahima ont des postes dans l’armée
de Johnny Koroma, le président à ce moment. L’armée
se dirige vers l’ouest de la Sierra Leone. Pendant ce voyage, Yacouba et
Birahima retrouvent Sekou. Il leur dit que la tante se trouve à
l’est dans l’enclave d’El Hadji Koroma et qu'il faut la sauver. Donc ils
s’enfuient de l’armée et après quatre jours de voyage, ils
rencontrent Saydon, le cousin, qui cherche la tante aussi. On lui a promis
de l’argent. Après trois jours, on arrive au camp qui se trouve
près de la frontière ivoirienne. Ils sont tout de suite acceptés
et bien intégrés dans l’armée. Ils y restent pour
trois mois. Après, ils remarquent que la tante a la malaria. Le
quatrième jour, elle meurt. Comme Yacouba et les autres ne veulent
plus travailler pour les ONG, ils vont au baraquement de la tante où
ils trouvent ses derniers mots pour Birahima. On commence à pleurer
(Saydou pleure seulement parce qu’il ne reçoit plus l’argent qu’on
lui a promis.) et à prier. Après, Mamadou (le docteur et
ancien camarade de Saydou qui n’aime pas trop Mamadou), le chauffeur, Yacouba,
Sekou et Birahima s’en vont pour faire des nouvelles cartes d’identité.
Birahima raconte toute l’histoire à Mamadou.
Les
organisations
NPFL : le Front National Patriotique
de Liberia
ULIMO : le Mouvement uni de Libération
pour le Liberia
LPC : le Liberian Peace Council
HRC : le Haut Commissaire aux réfugiés
CDEAO : Communauté des Etats
de l’Afrique de l’Ouest
ECOMOG : le ECOWAS Monitoring Group
ACRM : Anticorruption
RUF : le Front révolutionnaire
uni
AFRIC : le Conseil révolutionnaire
des Forces armées
OUA : l’Organisation de l’Unité
Afrique
ONG : les Organisations non gouvernementales
Le
style et la structure
Le livre commence par l’introduction
de Birahima qui est à la fois narrateur et protagoniste. Il nous
donne quelques informations sur sa vie avant le départ pour le Liberia.
Après son départ, le premier chapitre finit avec la phrase
: « J’ai fini aujourd’hui. » Après, le narrateur parle
de sa vie chez NPFL, ULIMO et Johnson au Liberia. Les chapitres deux et
trois finissent aussi avec la phrase : « J’ai fini aujourd’hui. ».
Après, c’est la vie au Sierra Leone. Le style du roman reflète
l’éducation de Birahima. C’est comme un miroir. Le livre finit avec
la même phrase qu’au début : «M’appelle Birahima. Suis
p´tit nègre... ». C’est un cadre. Le livre est
écrit au passé simple et au présent. Le narrateur
nous donne beaucoup d’informations sur les raisons et il explique beaucoup
de mots et de proverbes. On trouve peu de discours direct. Le narrateur
raconte surtout ce qui lui est arrivé. Le livre est écrit
en français, mais il y a également des mots anglais, africains
et un mot allemand. Le narrateur utilise des euphémismes comme «le
tralala des mitraillettes» et il répète beaucoup. «Allah
ne laisse jamais vide une bouche qu’il a créée», «Commençons
par le commencement.» et «C’est la guerre qui le veut»
sont répétés plusieurs fois dans le livre. Quelquefois
même des parties entières du texte sont répétées.
L’Epilogue
Pour terminer je dirais que ce livre
m’a déroutée. Il y avait de nombreux blancs et quelquefois
je n’ai pas compris les contextes. Donc il fallait penser sur plusieurs
niveaux. La langue était aussi un peu difficile mais je me suis
très vite habituée.
En plus, je ne peux pas croire que
tout ce qui est décrit dans ce livre (surtout les enfants-soldats)
se passe vraiment en Afrique. Je suis vraiment choquée.
J’ai lu tout le livre et en plus,
j’ai cherché d’autres informations sur Internet*.
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